Le pourquoi du comment #1

#1 car je ne vais parler ici seulement de pourquoi j’ai commencé à réduire mes déchets… D’où est-ce parti ? Dans un autre post je vous parlerai de comment est venu mon envie de désencombrer mes affaires.

 

Dans la communauté « zéro déchet » (ou du moins « réduction de déchets »), on a tous notre histoire personnelle, notre raison pour laquelle nous sommes entrés dans le mouvement.

Pour ma part, c’est parti de mon rééquilibrage alimentaire.

J’ai été suivie par une nutritionniste durant un an afin d’apprendre à manger. C’est bizarre dit comme ça, mais c’est vraiment le bon terme. J’ai eu mon sevrage de sucre et là ce fut le drame… En allant au supermarché je me suis rendue compte que très peu de rayons m’étaient à présent autorisés (exit les gâteaux du goûter, exit les céréales du petit déjeuner, exit ceci, exit cela, car beaucoup trop sucré/salé). Bref, j’ai du réapprendre à acheter mes légumes en vrac et choisir des produits simples, non raffinés.

Et c’est là que je me suis rendue compte que tous les rayons auxquels je n’avais plus droit (ou devais réduire) étaient des rayons sur emballés.

En allant au plus simple pour me nourrir, je me suis mise à remarquer les emballages de ce qui était « mauvais » (je dis « mauvais » entre guillemets, je ne suis pas extrême dans mes idées sur la nourriture. Chacun fait ce qu’il veut. Cependant, avec mon sevrage au sucre, je suis devenue plus sensible au non « sans sucres ajoutés » que je trouve à présent beaucoup trop sucré).

Et là, de fil en aiguille je me suis renseignée sur les emballages, le tri des déchets, les effets sur la santé et sur le porte monnaie.

Mon chemin vers le zéro déchets est encore long, mais j’essaie d’améliorer chaque jour ma façon de consommer. De plus, je ne vis pas seule et pour que cette démarche s’intègre dans les habitudes quotidiennes, je ne dois pas tout faire d’un coup en mode « révolution » (manière que j’aurais utilisée si j’avais été seule)  🙂

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Etat des lieux #2 dans la salle de bains

La salle de bains est, je pense, le plus gros des chantiers. Bien plus que la cuisine. Alors que dans la cuisine il est facile de consommer mieux (une pomme bio se mange comme une pomme pas bio, de la saucisse achetée chez le boucher se mange comme de la saucisse sous plastique… du moins c’est ce que je pense maintenant… on verra quand j’aurai fait mon état des lieux de la cuisine ^^) alors que dans la salle de bains, ce sont carrément des habitudes à changer car certains produits étant toxiques, il faut ne plus les utiliser. Autant pour moi ça va, autant pour Monsieur – qui accepte mon « trip » de réduction des déchets tant que notre qualité de vie n’est pas dégradée – je pense que ça peut parfois bloquer. Mais je ne le force pas, cela va venir – ou non – petit à petit. Le but est que chacun prenne du plaisir dans cette démarche.

Bon… où en étais-je avant de digresser ? Ah oui, l’état des lieux de ma salle de bains…

Le nettoyage

  • Le dissolvant pour les ongles.
  • Cotons jetables + leur emballage en plastique. (je ne les utilise plus que pour enlever le vernis que je mets sur mes ongles)
  • Kit de 15 cotons lavables + leur étui + leur filet de lavage – bien ^^
  • Eau micellaire pour le démaquillage
  • Dentifrice standard Signal
  • Brosse à dents
  • Cotons tiges + leur boîte en plastique
  • Shampoing BIG de chez LUSH dans un emballage recyclable (récupéré par le magasin)
  • Shampoing solide LUSH dans leur emballage compostable
  • Boîte à shampoing solide LUSH (pour les voyages)

Les cosmétiques

  • Fond de teint NARS (ça fait très longtemps que je l’ai mais ne m’en suis servi qu’une seule fois)
  • Fond de teint Benefits
  • 2 boîtes de fards à paupière Bénéfits
  • Coffret fard à paupière Naked 2 (utilisé pour les soirées)
  • Pinceaux
  • 1 poudre qui permet de fixer le fard sur le fond de teint
  • 1 sérum anti rides
  • 1 mascara (ça doit faire 3 ans que je l’utilise, il est invidable)
  • 1 crème hydratante pour le visage
  • 1 crème hydratante pour le corps
  • 3 crèmes hydratantes pour les mains
  • 1 crème hydratante pour les pieds
  • « Collection » de vernis et matériel à nail-art

Le reste

  • Masques pour le visage
    • Masques Séphora: il y a le premier emballage avec les instructions, le second emballage, puis le masque.
  • Un rasoir avec des lames.
  • Des lingettes pour mes lunettes. Boîte en carton + un étui plastique par lingette + la lingette.
  • Produit anti moustique venu du Japon (leurs piqûres de moustique font trooop mal !)
  • Un parfum. Bouteille en verre avec pulvérisateur + l’emballage en carton.
  • Brosse à cheveux.
  • Élastiques.
  • Crème solaire et après soleil.
  • Protections périodiques.

 

Ouai… bon… je pensais ne pas avoir grand chose, mais en faire la liste c’est juste une grande découverte… TOUT CA !!??

Dans la salle de bains, je vais essayer de combiner la réduction de déchets avec la réduction de produits toxiques. Je sens que la tâche va être complexe…

Actions à mener:

  • Trouver des solutions de remplacement pour :
    • Mes ongles ultra mous (le vernis c’est joli mais surtout ça m’aide à raidir un peu mes ongles)
    • Le démaquillage
    • Le dentifrice (en plus de générer des déchets, c’est pas bon pour la santé)
    • Les cotons-tige
    • Les shampoings (passer de LUSH à un shampoing bio, voire au no-poo)
    • Les crèmes hydratantes (main, corps, pieds, visage)
    • Les masques pour le visage
    • Les lingettes pour les lunettes
  • Ne plus me servir de :
    • Sérum anti-rides. Je pense que le meilleur anti-rides est une bonne alimentation. Je vais devoir me renseigner sur le sujet !!
    • Les cosmétiques superflus

 

Sujets que je vais laisser de côté pour le moment :

  • La brosse à dents car j’utilise des brosses à dents de la SEULE entreprise française qui en fabrique. Comme j’ai plein d’autres chantiers pour réduire les déchets, je laisse celui-ci en suspens mais reste sur le Fabriqué en France.
  • Les protections périodiques. Pour le moment je n’ose pas du tout essayer la cup. Je n’en lis que du bien, mais ça me bloque. A voir plus tard !
  • La crème solaire et le lait après-soleil. J’ai une peau de blonde et crame dès que je reste 5 minutes au soleil, même en hiver.

 

Les actions sont listées sur la page récapitulative !

Etat des lieux #1 au bureau

J’ai changé plusieurs fois d’entreprises (parfois je suis allée en clientèle dans une entreprise qui n’était pas la mienne) et partout il y avait des choses bonnes à prendre et d’autres moins bonnes.

Ici, je fais l’état des lieux de ce que j’utilise à mon travail. A savoir que cela fait 1 mois que j’ai changé de région, donc je suis dans un tout nouvel environnement.

Pour chaque sujet, je vais essayer d’analyser et de trouver des solutions pour réduire mes impacts éventuels.

Pendant le travail

  • utilisation de l’ordinateur.
    • l’ordinateur est mon outil de travail (je suis ingénieur en informatique).
    • Mes actions pour l’environnement : j’éteins mon ordinateur et mon écran chaque soir.
    • Amélioration : aucune a priori.
  • Cahiers, post-its et stylos.
    • Je suis surnommée « miss post-it »… Plus sérieusement j’ai une mémoire écrite, et en plus j’adooooore écrire. Et je kiff grave les post-its…
    • Mes actions pour l’environnement : je mets mes cahiers et post-its dans les poubelles de recyclage (sans la spirale du cahier qui, elle, va dans la poubelle générale). J’utilise mes stylos jusqu’à ce qu’ils n’ont plus d’encre.
    • Amélioration : utiliser un crayon à papier au lieu du critérium fourni par l’entreprise. Trouver un endroit/une collecte de stylos usagés.

Pendant les pauses

  • Essuie-mains et autres dans les WC.
    • Dans mon ancienne entreprise on avait des essuie-mains en tissus qui étaient lavés dès que le rouleau était arrivé au bout. Ici, on a des essuie-mains en papier. En plus, la poubelle qui se trouve dans la salle d’eau est une poubelle « normale ». Aussi, dans mon ancienne entreprise il y avait des poubelles spéciales pour les protections périodiques féminines. Ici, rien du tout… tout va dans la poubelle « normale ».
    • Mes actions pour l’environnement : aucune actuellement.
    • Améliorations :
      • Dans un premier temps, aller jeter les essuie-mains dans les poubelles de recyclage. bon… ça veut dire aussi me prendre les regards « c’est qui cette folle ? » de mes collègues quand j’irai les jeter dans les poubelles recyclables (les joies de l’openspace).
      • Ensuite, pourquoi pas me tourner vers la cellule écolo de mon entreprise (ça doit bien exister) pour voir s’il est possible de remplacer les essuie-mains en papier par des essuie-mains en tissus; et aussi pour voir s’il est possible d’avoir des poubelles spéciales pour les protections féminines.
  • La pause café
    • Nous avons comme partout une machine à café, le distributeur basique qui donne un gobelet en plastique. Depuis peu (avant mon arrivée) il y a des réceptacles pour recycler ces gobelets. Bon… ces réceptacles ne se trouvent que dans la salle de pause. Du coup les poubelles de l’openspace sont pleines de gobelets qui finiront dans la poubelle « normale ».
    • Mon action pour l’environnement : Je vais récupérer mon matériel à thé (mug + thé + boule à thé) et l’apporter au boulot. A part le thé usagé, aucun déchet !
    • Améliorations :
      • Comme dit au-dessus, je dois apporter mon matériel à thé.
      • Me rapprocher (encore :)) de la cellule écolo de mon entreprise car, dans une autre entreprise j’avais vu un truc vraiment génial: les machines à café peuvent avoir un détecteur de mug. Si un mug se trouve à la place du gobelet, alors la machine ne fournit que la boisson. Au bout d’un moment, ça devient une « mode » d’avoir sa propre tasse au travail et il y a de moins en moins de gobelets utilisés.
  • La pause déjeuner
    • Je viens d’aménager, je suis encore dans les cartons (pour cause de travaux dans mon appartement). Du coup je n’ai pas encore repris l’habitude de me préparer les repas du midi… Alors soit je vais au restaurant, soit je prends au petit foodtruck du coin.
    • Mes actions pour l’environnement : aucune actuellement.
    • Améliorations:
      • Prévoir dans mon caisson du travail une paire de couverts ainsi qu’une serviette en tissu. Ainsi je pourrai refuser les couverts en plastique et les serviettes en papier du commerçant.
      • Me faire mes repas du midi.
  • L’eau (c’est la vie !)
    • J’utilise déjà une gourde en inox dans laquelle je mets de l’eau du robinet. Ainsi je n’achète pas de bouteille d’eau en plastique et n’utilise pas de gobelet à usage unique.

 

Récapitulatif : Ouah ! A part pour ma gourde en inox, j’ai actuellement beaucoup de mauvais points !! La chose positive est que le fait de l’écrire m’a permis de quantifier mon impact et de voir des solutions apparaître.

Je pense que je vais contacter la cellule écolo de mon entreprise (si je la trouve!) pour ce qui est de la machine à café et de l’essuie-mains.

Certaines actions peuvent être mises en place très rapidement comme le fait d’apporter mes repas de midi faits maison.

Voici donc mon premier état des lieux, rendez-vous dans quelques temps pour parler des actions et améliorations sur mes impacts environnementaux au travail !!

PS. Et c’est là que l’on sent que certains comportements sont très liés à la société : un nombre considérable de mes collègues a « tiqué » sur ma gourde. « C’est quoi ? » « Pourquoi? » (avec des yeux tout ronds et un regard sceptique) et quand je leur ai expliqué « Ah oui tu as raison » (mais personne n’est venu avec sa gourde ensuite lol). Un chef m’a même dit que c’était bien car comme c’est plus grand qu’un gobelet – et donc ça se rempli moins souvent – ça permettait de gagner en productivité (mais ultra lol quoi… mais bon si cette raison peut permettre à investir dans des gourdes au lieu des gobelets, why not ?).

Les actions sont listées sur la page récapitulative !

Ouverture de ce blog

Ça y est je me lance. Mais je me lance dans quoi ? Oulà… beaucoup de choses, mais je suis motivée.

Ici, on va parler de désencombrement, de réduction de déchets, pourquoi pas d’alimentation et de méthodes alternatives pour une vie moins toxique.

Je ne suis pas hippie, je pars de loin (je suis une consommatrice lambda) et souhaite réduire considérablement mon impact écologique néfaste.

Vous trouverez le pourquoi du comment dans la page A propos.

C’est parti !